Like
Like Love Haha Wow Sad Angry

Critique “Mission: Impossible – Fallout”

Il faut de la vision, du courage et de la ténacité en tant que scénariste-réalisateur pour vouloir décider de revenir dans la franchise « Mission: Impossible » après avoir réalisé l’un de plus bels opus de la saga, mais aussi l’un des meilleurs spectacles d’action-espionnage des dernières années, avec « Rogue Nation » sorti 2015.

Alors, comment est-ce que Tom Cruise et Christopher McQuarrie tentent-ils de se surpasser après avoir filmé une scène où Tom s’est accroché à un avion en plein décollage, ou lors de trois séquences consécutives à Casablanca avec un cambriolage sous-marin qui devient une poursuite en voiture brutale dans les rues étroites du bazar pour continuer ensuite comme poursuite de motos sur autoroute ? Eh bien, ils leurs suffit d’augmenter la pression et de rehausser la barre à tous les niveaux et dans tous les aspects possibles qui correspondent à la définition d’un film : histoire, l’émotion, les personnages, la bande son orchestrale, les séquences d’action, les cascades, la chorégraphie, etc. « Mission: Impossible – Fallout » est sans aucun doute une chef d’œuvre dans la création d’une expérience cinématographique surréaliste et, sans l’ombre d’un doute, l’un des plus grands films d’action de tous les temps.

Ethan Hunt (Tom Cruise) s’apprête à faire un saut HALO (high altitude-low opening; haute altitude, ouverture basse)

Ce film dépasse les seuils sur tous les niveaux, qui avaient été pulvérisés par « Mad Max: Fury Road » en 2015 ; probablement l’un des meilleurs films d’action et de cascades du 21ème siècle. « Fallout » comprend entre autres: un saut HALO (high altitude-low opening ; haute altitude, ouverture basse) en plan séquence de 3 à 4 minutes au-dessus de Paris, un combat au corps à corps dans les toilettes d’une boîte de nuit entre trois hommes qui rivalise avec la minutie et la férocité d’une séquence de combat dans les deux films indonésiens « The Raid », une course de motos à contresens de la circulation sur les grands boulevards et une expérience de poursuite en hélicoptères et de mort imminente.

Henri Cavill sous une toute autre facette à ce jour à peine exploitée

Mais « Fallout » désire plus que de seulement créer des séquences d’actions dantesques (même si cette facette cinématographique en vaut le détour à elle seule), « Fallout » est l’épisode de la franchise « Mission: Impossible » qui rassemble plus d’éléments de l’ensemble de la franchise que tout autre opus précédent. Plus que « Spectre » était un point de convergence de l’histoire James Bond de Daniel Craig, « Fallout » réunit l’ensemble des acteurs de « Rogue Nation » avec Ving Rhames, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Alec Baldwin et Sean Harris (mis à part Jeremy Renner en raison de ses obligations contractuelles envers le « Marvel Cinematic Universe »), ainsi que l’épouse d’Ethan, Julia (Michelle Monaghan), et les inclusions d’Angela Basset et d’Henry Cavill dans son meilleur rôle à ce jour.

Simon Pegg, Rebecca Ferguson et Ving Rhames sont de retour aux côtés de Tom Cruise

Les personnages de cette franchise ne cessent de grandir dans mon estime. Simon Pegg en tant que Benji est vraiment le cœur de l’équipe d’Ethan, et Luther incarné par Ving Rhames n’est que le pôle opposé d’un pirate informatique et d’une présence toujours bienvenue et est à ce jour le seul acteur mis à part Tom Cruise à figurer dans les 6 films. Rebecca Ferguson en tant que Ilsa Faust est une fois de plus l’un des meilleurs personnages féminins de la dernière décennie, doté d’un côté femme fatale, d’un « badass » et d’une complexité qui fait d’elle encore un personnage à motivations opaque même après deux apparitions. Sean Harris est de retour en tant que Solomon Lane, et il a une fois de plus superbement été utilisé comme le leader du Syndicat avec une idéologie complétement tordue. Mais il est le héros de sa propre histoire, et cette fois, les choses deviennent personnelles.

Mis à part la dualité splendide entre Rebecca Ferguson et Tom Cruise, attendez-vous à de sublimes décors et cascades

La façon dont les décors de toutes les scènes sont utilisés de manière optimale (essayez d’imaginer l’utilisation de toilettes d’une meilleure façon que cela a été fait…), des moments à couper le souffle se succèdent soit en raison de son action, une bande son orchestrale écrite par Lorne Balfe qui imbibe de tension sans fin à la Hans Zimmer, « Fallout » est le genre de film qui vous évoque la question si la franchise « Mission: Impossible » elle-même pourrait même faire encore mieux. C’est le genre de film qui ne devrait jamais se terminer, même si toutes les grandes choses prennent fin.

Rebecca Fergusson en tant que Ilsa Faust: un des meilleurs personnages de toute la franchise et un exemple d’émancipation féminine à promouvoir dans le cinéma

Si vous n’avez pas encore vu les précédents Mission Impossible n’hésitez pas à vous procurer l’intégrale : Mission impossible l’intégrale !

Commentaires

NOS NOTES ...
Avis
PARTAGER
Article précédentLes principales sorties cinéma du mois d’Août
Article suivantSORTIES JEUX VIDEO “AOUT 2018”
Leey
Auteur de romans, en aspirant à en faire mon métier... Cinéphile, littérature et le bodybuilding. Quand je ne suis pas Batman, je suis étudiant en traduction